Le parc George Henri, un lieu qui possède bien plus qu'une seule âme.

Mis à jour : nov. 11

Surprenante histoire que celle de ce parc vraiment atypique qui se situe sur l'emplacement de l'ancien cimetière de la commune d'Etterbeek.




A la fin du XIXème, le cimetière de la commune d'Etterbeek (situé initialement derrière les casernes du boulevard Général Jacques) était devenu trop petit. Il fallut donc se résoudre à déménager celui-ci pour un emplacement plus grand.


Une solution fut trouvée à... Woluwe-Saint-Lambert ! A la suite d'un accord entre les communes, le nouveau cimetière d'Etterbeek vit le jour sur une surface de 3 hectares. Ainsi, entre 1898 et 1965, 45.000 personnes furent inhumées à cet endroit.


Cependant, à cette époque, une nouvelle fois, un problème de place se présenta qui amena à un nouveau déménagement du cimetière etterbeekois, en périphérie bruxelloise cette fois.


L’ancien site fut aussitôt désaffecté et le temps passa. Le lieu étant inscrit en zone d’espace vert au projet de plan d’aménagement de l’agglomération bruxelloise, il résista à la pression urbanistique. Il fut racheté par la Région bruxelloise en 1985 et transformé en parc.


L’aménagement pris en compte les demandes de la population et fut imaginé comme devant être polyvalent. Le chantier fut achevé en 1989.





Au premier abord, la visite du parce déconcerte. Il est peu fréquent, en effet, de circuler, au milieu d'un parc, sur des pierres tombales ! Celles-ci, en effet, ont servi à daller les chemins.


Sans être immense, le lieu semble grand. Immédiatement on comprend le désir d'espace multifonctionnel souhaité par ses concepteurs. Aux détours des allées fleuries, on croise une succession d'espaces dédiés au souvenir et au recueillement ou consacrés à la promenade, la détente, au repos, aux sports ou aux activités physiques.





Le parc est charmant et renferme une sculpture qui mérite à elle seule le déplacement.


Le Monument Ravensbrück


Édifié en hommage aux femmes résistantes et à leurs enfants morts dans les camps allemands (et en particulier dans le camp pour femmes de Ravensbrück) lors de la seconde guerre mondiale, une sculpture se dresse. Rarement on trouve un travail artistique aussi puissant. Il écrase le visiteur et le plonge immédiatement dans un sentiment particulier, grave.


Afin de personnifier la tragédie, la sculptrice Thérèse Chotteau a représenté une femme frêle qui soutient son enfant dans l’épreuve. Les silhouettes sont fragiles, les regards intenses, le visiteur est impliqué. Un moment vraiment prenant.


Que ce soit pour cinq minutes en passant, pour une heure en se baladant, ce lieu atypique et particulier mérite d'être connu.



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